Interview de Luna Maze | « On passe souvent du temps au BHV pour trouver nos sons »
La plupart des groupes du mois sont peu connus. D’où l’importance de cette petite interview. Rencontre avec Luna Maze, un groupe mystérieux qui a su créer son propre son.
Luna Maze ?
L’idée d’ un labyrinthe imaginaire, loin de la terre, de mélodies statiques et circulaires qui tournent en
boucle et auxquelles on ne peut pas échapper. Mais Luna Maze pourrait être aussi le nom d’ une actrice
dans un film de Tinto Brass.
De l’électro avec des instruments acoustiques ?
On a tous une démarche très particulière par rapport a nos instruments. Chacun a inventé et développé
des techniques et des modes de jeu très personnels qui nous permettent d’obtenir des sons difficilement
imaginables dans le domaine acoustique : des effets de distorsion, sons étouffés, synthétiseurs vintage,
drum machines. Ça donne aux sons un aspect « bricolage » qui nous intéresse beaucoup. On applique
différents matériaux sur les cordes ou sur les peaux de nos instruments, on joue sur toutes les surfaces
(pas seulement sur celles « habituelles »). On passe souvent du temps au BHV dans le rayon bricolage
et outils de cuisine pour trouver nos sons !
Linda aussi a toute une série d’ effets et techniques qui dépassent le chant « traditionnel », des façons de
produire harmoniques, multiphoniques, etc.. comme on peut entendre à la fin de Sonic.
Les projets pour 2011/2012 ?
On est en train de terminer quatre autres morceaux pour notre disque, pour le sortir ensuite. Et on
projette un grand nombre de concerts pour présenter notre musique !
Le Live ?
On adore le live. On est en train de chercher des concerts pour l’ automne 2011
Le plus dur pour un artiste qui se lance dans les années 2010 ?
Vivre dans la société réelle et quotidienne, s’occuper de tout ce qui ne fait pas partie de
l’imaginaire.
Le plus gratifiant ?
L’idée, l’imaginaire, l’impossible, l’irréel, les rêves, la musique.
Internet ?
Le bon, la brute, le truand. Mais avec ses contradictions, un réseau incroyable pour faire
vivre, connaitre et partager la musique.
Qu’aimeriez-vous qu’on retienne / ressente en vous écoutant ?
Tout ce qu’ on n’ a pas imaginé de notre musique.
Un artiste ou un groupe pour une collaboration ?
David Lynch.
Votre plus beau souvenir lié à la musique ?
Eternal sunshine of the spotless mind.
Merci beaucoup à Net Emergence!
A bientôt,
Interview Un d’chaque | Jouer, jouer, jouer, et jouer encore.
Après Third Mirror, voici l’interview du deuxième groupe du mois de mai : Un d’chaque
Un d’chaque ?
1 rappeur, 4 musiciens et un batteur. De la musique compliquée, mais des mots simples.
Le 95 pour un groupe en développement ?
Cergy-Pontoise : Energy waste. Sinon, y a le réseau Combo 95 qui propose un dispositif d’accompagnement qui s’appelle Starter et qui permet, à travers une série de rencontres avec des professionnels de la profession, de se faire une idée assez précise pendant un an de ce que ça ferait d’être un groupe qui marche bien, c’est déjà ça. Surtout, il y a plein de belles salles plus ou moins bien exploitées, on en profite pour dire un grand merci à toute l’équipe du Forum de Vaureal qui nous a filé de vrais coups de mains depuis le début de l’histoire.
Nouvel EP ?
6 titres enregistrés, réalisés et mixés au Studio de la Tour Fine à Herblay avec l’impeccable Vincent Thermidor. 1 en téléchargement gratuit sur notre site www.undchaque.com et 5 pressés. C’est le premier projet studio d’UndChaque qui avait déjà enregistré un album live en 2008. Il s’agit de titres que nous avons testés en concert à l’automne et à qui un passage en studio a fait le plus grand bien. On retrouve sur un des titres de ce presqu’album l’artiste « Samüel » dont on entendra parler beaucoup très bientôt. Il est disponible en VPC sur la boutique du site.
Les projets ?
Jouer, jouer, jouer, et jouer encore. D’ailleurs, pour mes Val d’Oiseuses et mes Val d’Oiseurs, nous sommes programmés dans le cadre du Friendstival II à Pontoise le 9 juillet, venez-y plein ! Sinon, nous prévoyons de cliper avec notre réalisateur préféré Pif presque tous les titres du projet, le prochain c’est « Les yeux dans les poches » il arrive très vite. Nous espérons surtout faire un maximum de dates grâce à ce presque disque, notamment une nouvelle jolie scène parisienne (Nous avons fait la sortie de « presque » au Zèbre de Belleville en avril) et enregistrer un véritable album le plus vite possible.
Mélange des styles ?
Oui, même si tous les mélanges ne nous réussissent pas forcément.
Live ou Studio ?
Les deux, donc.
Après 6 ans d’existence c’est quoi le plus dur ?
Les lendemains
Le plus dur pour un artiste en 2011 ?
Le mur
Le plus cool ?
Fonzie
la question de Third Mirror pour vous : « Comment est venue l’idée d’allier rap et Jazz ? »
Une étude de marché.
La question qu’on ne vous pose jamais ?
« Bon, une tournée européenne avec une décla à 300 euros par tête et par date, ça vous va ? »
Le mot de la fin (en musique, photo, webcam si vous avez)
On est ravis d’être presque groupe du mois, merci de faire à peu près tourner notre nom. Grosse dédicace à quasiment toute l’équipe de presqu’urseurs : Marcel Bichette, taQtiQ du Toast, Cafe Regios, Oligarshiiit, BlazbrO, Nanabozo, mômes en zique, Larash, Gonzo Broz, Sphinx, Speakeasy, Radio Snouze…
2 groupes du mois pour le prix d’un | Third mirror et Un d’chaque
Pas question de faire des sélections par style chez Net Emergence. Le principe reste le même : vous écoutez et peut-être vous aimez. Sinon c’est pas grave, vous aimerez peut-être le mois prochain. Mais en coulisse, les histoires de style nous travaillent malgré tout. Une centaine d’emails plus tard, il faut se rendre à l’évidence, folk pop et hip hop, il n’y a pas un groupe du mois mais deux
Third Mirror
“Third Mirror, c’est un peu la force tranquille mais ses chansons d’une grande sensibilité sont parfaitement agencées et senties. C’est moderne, très fin et particulièrement touchant. Une écriture à fleur de peau. La grande classe !” ou “la bande originale parfaite si je me faisais larguer, ce que je vais quand même éviter de me souhaiter.”
Nous avons fait le pari de l’avenir avec ce projet solo de Florian Duboé qui démarre tout juste.
Un d’chaque
“Un mélange intelligent entre Hip Hop, Jazz et musiques actuelles, des textes sensés, tantôt piquants, tantôt plus légers mais toujours justifiés. Et le tout groove et swing tellement. Rien de mieux qu’un live qui sonne pour convaincre du talent de ce groupe ” !
Nous avons pour habitude de choisir un groupe et un seul. Mais quand le jury est trop partagé, on ne va pas trafiquer les discussions. Un d’chaque est donc le deuxième groupe du mois. Un groupe à voir sur scène.
Deux bonnes raisons de faire découvrir les groupes du mois de mai !
PS : et vous pouvez dès à présent proposer un groupe pour juin ou juillet.
OK | Interview à deux voix
A la première lecture de cette interview je me suis posé quelques questions. Et à la relecture, il m’a semblé qu’elle reflétait plutôt bien ce que la musique de OK génère : d’un côté, Guillaume, touchant, rassurant de sincérité; de l’autre Seb, pour le moins désinvolte, détaché. Une caresse à droite, une claque à gauche. Manque la troisième voix pour (dés)équilibrer le tout et vous aurez OK.
OK ?
Seb: « Omettons nos Képis »
« Osons le Kaki »
« O putain le Krépi ? »
Guillaume: j’ai toujours un truc à redire. Je me fatigue tout seul dès fois. OK ça fait presque référence à un état. Celui où tu fais avec ce que tu as, mais sans subir. J’admire pas mal les gens qui peuvent faire ça.
Deux batteurs ?
Seb: C’est plus cool pour les chorégraphies.
Guillaume: La batterie c’est l’instrument qui me fascine le plus depuis quelques années. Alors quitte à monter un groupe avec des potes, autant qu’ils jouent tous les deux de cet instrument.
Premier EP en Carton ?
Seb: « Des disques en Carton, une musique en béton… » c’était évident
Guillaume: En fait, presque tout les EPs qui sortent en CD sont dans des emballages en carton plus ou moins moches. Alors autant foncer dans le truc et le revendiquer. Et au passage en faire un bel objet, simple et artisanal, mais classe.
D’où vient le son délicieusement crade sur l’album ?
Seb: C’est à cause des tampons au verso du EP.
Guillaume:
Pour le crade ça vient d’un 4 pistes à cassette. Tout a été enregistré là dessus à 98 %. 2 pistes pour la musique, mixées dès la prise et 2 pistes restantes pour les voix et d’éventuels overdubs.
Pour le délicieusement, il s’agit des oreilles et du savoir faire de Thomas Charlet (pour les 3 premiers titres) et de Jonathan Reig (pour les 2 derniers et le mastering de l’ensemble).
Auriez-vous fait différemment avec plus de moyens ?
Seb: Oui, un peu plus longtemps et avec un cuisinier thaï pour la pause du midi.
Guillaume:
Oui c’est sur. ça aurait été plus confortable et on aurait certainement passé plus de temps à justement « redire sur ce qui est » et donc chercher à le modifier artificiellement plutôt que de « faire avec » et chercher à être créatif avec ça. je caricature en disant ça, mais à peine en fait. je ne me suis rendu compte qu’après coup que cette machine était parfaitement adaptée à OK. ça me plait énormément de bosser dans la contrainte.
Il y a eu 3 versions de chaque chanson. Pourquoi ?
Seb: Une pour le matin, une pour l’apres-midi et une pour la soirée.
Guillaume: J’ai commencé ça tout seul dans mon coin. Et le seul truc dont j’étais sûr au début c’est que je voulais vraiment que les chansons soient le propos principal des morceaux avant même le son, l’arrangement etc… Alors autant les tester sous des formes différentes et voir comment elles résistent à un traitement de plus en plus atypique. Maintenant qu’on a pris une direction qui se précise en bossant tout les 3, c’est bien d’aller directement dans le son du groupe immédiatement. On découvre ça en ce moment.
2011 ?
Seb : Nombre premier mais aussi:
Il peut s’écrire comme la somme de 11 nombres premiers consécutifs: 2011 = 157 + 163 + 167 + 173 + 179 + 181 + 191 + 193 + 197 + 199 + 211. On peut noter que le plus petit nombre à pouvoir s’écrire comme la somme de 11 nombres premiers consécutifs est 160 = 2 + 3 + 5 + 7 + 11 + 13 + 17 + 19 + 23 + 29 + 31.
2011 multiplié par son symétrique (1102) est un nombre palindrome (c’est-à-dire un nombre qui ne change pas lorsqu’on le lit de droite à gauche ou de gauche à droite) car 2011 x 1102 = 2216122. On peut constater que cette propriété est aussi vérifiée par le nombre 12 (entre autres…)
Le double de 2011 moins 1 est encore un nombre premier. (4021)
D’après un célèbre théorème de Lagrange, et comme tout autre nombre, 2011 peut être décomposé comme une somme de quatre carrés: .
Guillaume: En mars la sortie du EP. Au printemps des concerts à bloc. Cet été l’enregistrement d’un 2nd EP. A l’automne de la tournée encore, cet hiver la sortie du prochain EP.
Internet et OK ?
Guillaume: Je suis pas très fortiche avec l’internet. Je fais ce que je peux, souvent j’ai un ou 2 trains de retard mais je m’accroche. J’essaie de suivre les conseils à droite à gauche. Carton est bien plus dégourdi que moi là dessus et relaye pas mal de trucs.
On a un myspace, un soundcloud. Le label à un site, un myspace et un facebook. On essaye de s’en sortir avec ça.
Maureen ?
Seb: J’ai jamais pu avoir son telephone, du coup on a jamais mangé ensemble
Guillaume: Tucker. Qui, elle, défonce peinard au sein du Velvet Underground pour lequel elle tabasse et chante.
Un artiste ou un groupe pour une collaboration ?
Seb: (voir meilleur souvenir)
Guillaume: Davec Grohl, Greg Saunier ou Todd Trainer peut être !
Le plus cool pour un groupe en 2011 ?
Seb: Un tour-bus rouge à paillettes
Guillaume: Trouver un tourneur qui te capte bien et qui bosse bien.
Le plus dur ?
Seb :Un tour bus rose à paillettes
Guillaume: Trouver un tourneur qui te capte bien et qui bosse bien.
Votre plus beau souvenir lié à la musique ?
Seb: Le jour ou, dans un catering, j’ai découpé une tranche de saucisson à Carla Bruni qui venait de s’assoir à coté de moi.
Guillaume: C’est difficile à dire mais les concerts de Shellac au Bataclan en 2007, Deerhoof à Rennes en 2009 ou Danyel Waro cet automne en font partie.
A fight for love gagne le combat de janvier sur Net Emergence
Ok on parle de combat même s’il ne s’agit pas d’élire le meilleur groupe, mais d’en faire émerger un. Celui qui plait le plus au jury. C’aurait pu être Phantom Buffalo, ç’aurait pu être Alaska Square mais ce sera
A Fight For Love
“Gros coup de coeur pour A Fight For Love. Belles chansons aériennes, inspirées. Faut y revenir à plusieurs fois pour apprécier, c’est bon signe”.
“Très belle surprise. J’avais peur d’un truc à la Vampire Weekend et non ca a un autre cachet. Pop à la MGMT, belles chansons pop. Lonely Lions par exemple est un titre surprenant: démarre comme un truc presque affreux et en deux temps trois mouvements, pouf on est emballé”.
Voilà ce qu’on pensé certains jurés à l’écoute de A fight For Love. Y-a pire non ?
Ah c’est un groupe français, enfin un duo dont la moitié officie chez Adam Kesher. Ils chantent en anglais sans être ridicules du tout ce qui est en soi un exploit. Ils ont sorti un bel EP en Aout “End of summer” que vous pouvez écouter sur le site de leur label Hands in the dark record ou bien alors vous pouvez même le télécharger sur leur myspace. Elle est pas belle la vie ?
Ah, c’est le même label que le mois dernier ! On va faire attention pour le mois prochain mais après tout, ils ont proposé deux groupes de qualité alors pourquoi se priver.
Découvrez et faites découvrir A Fight For Love, le groupe du mois de janvier.
Leur MySpace : http://www.myspace.com/afightforlove
Interview | Death and Vanilla et deux lapins
Les Death and Vanilla jouent de la musique qui vient du froid. Les Death and Vanilla font des réponses courtes parce qu’on n’est pas là pour rigoler. Death and Vanilla n’est pas un petit duo pop sucrée. Non. Death and Vanilla c’est du sérieux. Enfin c’est ce qu’on se dit jusqu’à leur vidéo d’au revoir…
Death and Vanilla ?
The EP ?
100 copies only, out now on Hands In The Dark. The first physical release by Death And Vanilla and we’re very proud of it. The music is influenced by old soundtracks, psychedelia, library music, kraut.
Ghost in the machine is seen as a radio hit.
We’ve never thought that our songs would be played on the radio, or as radio hits. But Ghosts In The Machine is the song we’ve have got the most feedback for, so if any, that would be the one.
2011 ?
A new ep will hopefully be ready in spring, with live shows to follow. (Lire la suite…)
Groupe du mois | Death and Vanilla brise la glace de décembre sur Net Emergence
Voilà pourquoi c’est toujours un plaisir de découvrir des groupes sur Net Emergence. Même lorsque certains mois, la sélection semble un peu moins homogène, on trouve souvent une perle. Une perle au nom bizarre. Après Popper Must (be), Every Man Has Your Voice voici donc Death & Vanilla.
La mort et la Vanille ?
Les jurés ont aimé et ils le disent : “Coup de foudre immédiat pour les morceaux de Death & Vanilla.”, “je trouve ça d’une beauté troublante qui fait chanceler mon petit coeur frêle et grelottant du froid revenu de l’hiver glaçant.” ou encore “Death & Vanilla a un petit côté Raveonettes, mais c’est bien la seule influence que je suis arrivé à leur trouver. Y’a un vrai son, une vraie personnalité, avec ce chant qui se fond dans les claviers et cette mélodie parfaitement calibrée et ‘catchy’, la voix zarbi, une vraie épaisseur, un vrai sens pop noyé sous la distorsion.”
On ajoutera pour la bonne bouche “Ghosts in the machine est une tuerie absolue”.
(Lire la suite…)
The Beast & Beauty | Interview à deux voix
The Beast & The Beauty, groupe Net Emergence du mois de novembre répond à quelques questions. Impressions d’un très jeune duo sur le monde de la musique aujourd’hui…
The Beast & Beauty?
Nous sommes un duo folk (vous l’aurez compris), deux voix, deux guitares. Nous sommes nés au mois d’août de cette année. L’idée de ce nom pour le groupe nous est venue suite à un trip lors d’une de nos sessions guitare dans le quartier St Michel à Paris. C’est en fait le nom d’une chanson d’un de nos artistes préférés, Damien Rice.
La Folk?
On a voulu s’essayer au rap mais on a pas trouver le groove…
Plus sérieusement, la folk est notre style musical propre, on ne se voit pas faire autre chose. On baigne dedans depuis que l’on a respectivement commencer à jouer de la guitare. On a bien-sur une culture musicale beaucoup plus ouverte, on ne se limite pas qu’à la folk, mais notre projet musical s’inscrit réellement dans ce style là. Ce qui nous plait surtout c’est l’aspect convivial de la Folk, elle touche un grand nombre de personnes, c’est une musique (à notre sens) ouverte aux autres, on a dans notre tête l’image d’un folkeux les pieds sur la cheminée, des gens autour, des émotions et une certaine intimité qui se créée. On aime l’ambiance qu’il y a autour de la Folk, on aime ça et on s’en régale.
(Lire la suite…)
Popper Must (be) le groupe du mois de septembre sur Net Emergence
Mois près mois depuis décembre 2009 les sélections se succèdent avec toujours un point commun : l’appréhension. Le jury va-t’il s’entretuer parce qu’il y a trop de groupes qui déchirent ou au contraire s’endormir parce qu’aucun artiste ne le fait vibrer ? Et à peu près tous les mois, on s’en sort pas trop mal. Ce mois-ci Popper Must (be) a conquis un peu plus de la moitié du jury; ce qui est bien.
Popper Must (be)
Pour certains « il y a “une vraie tension dans les compos, pourtant très nues. J’ai envie d’en entendre plus.” Pour d’autres “Il y a une ambiance mais ça manque de mélodie”.
Ici on aime bien les groupes qui ne font pas forcément l’unanimité. Il est à peu près certain que popper Must (be) ne serait pas ressorti d’un système de vote sur 1000 ou 2000 personnes. C’est effectivement moins instantané que “Seven Nation Army” par exemple. Mais si le groupe ne plaira pas à tout le monde c’est peut-être tant mieux parce que souvent ce qui plait à tout le monde ne plait un peu à personne.
Henode
Popper Must (be) est un projet mené par Henode, écrivain et chanteur du groupe « Pique la Lune! ». Il a été batteur pendant 7 ans ce qui explique peut-être l’absence de mélodie. Pas de grosse surprise dans les influences folk (Woody Guthrie, Pete Seeger, Joan Baez, Phil Ochs). Un peu plus surprenant pour les autres influences puisqu’on retrouve Suicide, Robert Wyatt, talk talk et même Beach House.
Le premier EP a été enregistrée début 2010 et est disponible en téléchargement légal (lien sur leur page facebook); et en creative commons s’il vous plait. Et ça tombe bien de le mettre un peu en avant puisqu’il cherche des musiciens.
Retrouvez Popper must (be) sur facebook et sur myspace.
Ca vous parle ? Faites-tournez ! Ca vous parle pas ? Allez découvrir les groupes et artistes Net Emergence des mois précédents.
Vous connaissez des groupes qui déchirent ? Proposez les pour la session d’octobre !
En Mars, The Captain and Me prend le pouvoir
Net Emergence ? Faire émerger et faire découvrir un artiste ou un groupe par mois. Un groupe dont on parle, pendant un mois et dont les émergeurs acceptent de parler également. En bien ou en mal bien sûr.

En Mars ce sera Captain and Me
Difficile de les décrire. Pour faire court et cliché on dirait : des Norvégiens qui jouent de la musique des balkans. Ou de la « Maximalistic epic conceptual balkan country » comme ils disent. C’est un groupe de printemps. Enjoué, vivant et bordélique quand même. Peut-être le groupe le plus accessible depuis le lancement de Net Emergence (sans jugement de valeur).
Des norvégiens influencés par Emir Kusturica, Goran Bregovic mais aussi et c’est plus surprenant Sufjan Stevens,et Calexico ou encore Andrew Bird. Des Norvégiens assez insaisissables qui évoluent en grande formation sur scène : entre le saxophone, la clarinette, la mandoline et la batterie ils sont 7. Assurément à découvrir en live. D’ailleurs dès qu’il passeront en France, on vous en reparlera. En attendant voici le clip de happy new year:
Retrouvez le morceau sur leur deuxième album Leave Your Friends and Family sur Spotify.
En attendant une interview du groupe plus quelques surprises, parlez et faites parler (en bien ou en mal) de The Captain and Me.
PS: Et n’hésitez pas à proposer un groupe pour la sélection d’avril.
Photo by Kjetil Gudem
Le Groupe du mois de janvier est Viva & The Diva
Une sélection de 15 groupes, c’est peu et c’est beaucoup. C’est peu quand on pense aux centaines de milliers de groupes peu connus qui peuplent internet. Et c’est beaucoup lorsque la sélection est de qualité. Et il y avait du beau monde pour janvier. Du beau monde donc mais un groupe s’est assez nettement détaché. Et ce groupe c’est …
Viva & The Diva.

Une batterie tribale, entouré de rythmiques synthétiques, un synthé basse enivrant, des mélodies de claviers et de guitares obsédantes et une voix androgyne, comme arraché par le diable, murmure, envoûte et scande, les mots de ce rock and roll de science fiction. Dixit la bio du groupe. Entre balade synthétique et hip hop métallique, Viva & The Diva ne fait pas dans le consensuel.



